Il est tôt mais un peu moins qu’hier, nous partons à huit heures moins le quart pour la gare après avoir avalé deux cookies et un peu de lait chocolat.
Le train passe et nous avale avec une trentaine de businessman pour se relâcher à Grand Central Terminal et laisser se répandre le flux d’homme en costume auquel nous appartenons après avoir été digéré par un contrôleur mal réveillé, le crissement des freins, le tintement de la clochette d’ouverture des portes, le froissement des journaux fraichement acheter au kiosque de la gare et l’odeur du café que chaque trader emporte avec lui.
C’est une gare immense qu’est celle de Grand Central Terminal, plus de quarante-quatre quais donnant sur plus de soixante-sept voies, c’est la gare la plus importante du monde, quatre ligne de métro la desservent et une ligne spéciale (la ligne S) la relie à Time-Square.
Après plusieurs minutes d’ébahissement, d’étonnement et d’étourdissement par ce monstre au volume plus qu’imposant nous sortons au Sud de celle-ci en direction de l’Empire State Building. Nous marchons vite car quelques gouttes pointent le bout de leur nez et nous ne voulons pas être mouillés.
Une silhouette se découpe, plus haute que les autres, elle est aussi pointue qu’une aiguille prête à transpercer le plafond grisâtre de cette journée pour laisser apparaître l’immensité bleue d’un ciel clair et dégagé.
Il est là, devant nous, posé sur ses fondations tel un monolithe érigé ici en l’honneur d’une divinité quelconque
Nous entrons, « prestige » c’est le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on pose le pied sur la première dalle de marbre rose du hall, une hôtesse postée à l’accueil, tri des papiers sur son bureau et derrière elle se dresse l’imposante sculpture en aluminium et haute comme trois étages représentant le gratte-ciel.
Nous prenons l’escalator sur sa droite qui mène au guichet délivrant les tickets pour monter en haut (je sais c’est une redondance mais c’est aussi une expression très souvent employé et puis je n’allais pas dire monté en bas !! et puis zut ! si vous n’êtes pas content changer de blog !!), étonnamment il n’y a personne devant nous, nous ne faisons jamais la queue, nous prenons nos places et filons vers l’ascenseur pour nous envoler au dessus de tous ces géants d’acier. L’ascenseur ne comporte que les boutons des étages situés au dessus du 60ème, c’est normal car c’est un express. Les numéros défilent, tellement vite qu’il n’y a que le numéro des dizaines qui change, les unités restant à zéro, 45 seconde plus tard nous sommes au 80ème étage, nous prenons quelques couloirs et arrivons à un deuxième ascenseur qui nous mène à l’observatoire six étages plus haut. Nous sortons sur la plateforme extérieure entourant le bâtiment. Quel calme, la vie semble ralentie sur ce petit balcon de ciment surplombant New York et ses 19 millions d’habitants. J’aperçois au loin le Financial District avec ses buildings qui tentent de rivaliser, sans y parvenir, avec celui sur lequel je suis, en contrebas on peu observer le fourmillement des voitures et des bonshommes qui se pressent pour aller à leur destination. De petits détails apparaissent, une chaise longue sur le toit d’un immeuble, une piscine aménagée sur le toit d’un autre, des petites fourmis travaillants à la construction d’un immeuble, une affiche partiellement caché montrant uniquement le postérieur d’une dame et la tête d’une autre à coté entrainant d’intéressants scénarios dans la tête des observateurs dont la mine renfrognée due au temps gris laisse place à l’hilarité général. Une personne parlant fort attire mon attention, elle est habillé d'un uniforme kaki et porte sur sa poitrine un insigne de la Navy. Le discour vient de se terminer et nous allons voir de plus près ses individus que nous voyons souvent dans les films mais rarement en vrai. Ils ont l'air sympa et se laissent même prendre en photo, voial de quoi faire quelques souvenir.
Je prends une multitude de photos des alentours pour me souvenir de tous se que j’ai pu apercevoir ce jour là même ci l’intégralité de cette vision de calme aérien, d’abstraction du stress quotidien de tous ces gens resterons gravés toute ma vie dans ma mémoire.
Nous redescendons et faisons la connaissance d’un groom, présent pour guider les gens dans cette tour, qui s’avère habiter New York et travail ici depuis 40 ans avec toujours la même fascination pour le défit contre l’attraction terrestre que l’homme c’était lancé lors de la construction de ce bâtiment (vous aurez remarqué quel vocabulaire de la langue de Shakespeare je possède pour la tenu d’une telle conversation avec cette personne au demeurant fort sympathique).
Nos pas nous mènent dans un Starbucks Coffee pour un petit encas. La commande se fait au nom de Mr B. et nous dégustons un mélange de banane, de chocolat et de glaçon dans le rez-de-chaussée du formidable building que nous venons de visiter.
Depuis le sommet de la tour nous avions vu Macy's, le plus grand magazin du monde, il est à deux pas alors allons jeter un coup d'oeil. Et voila nous entrons, grand, géant, immense, ce magasins est le plus grand du monde, sur neufs étages s'offre à mes yeux étonnés une quantité de vêtement surtout mais aussi de parfum, de maquillage, d'accessoires de mode et d'accessoir en tout genre, de meuble et autres... expérience amusante, à refaire.
Nous nous laissons guider par le métro jusqu’en bordure de Central Park où notre prochaine visite aura lieux.
Nous promenant au gré des chemins qui parsèment le parc et en nous laissant surprendre par un écureuil cherchant des glands tombés des nombreux grands chênes présents dans le parc nous tombons sur le Zoo de Central Park, notre programme continu. Entrée acquittée nous entrons, et commençons par la forêt tropicale, il fait chaud et humide, c’est presque intenable mais les oiseaux sont magnifiques, les singes amusants et on peut même apercevoir un paresseux (ou « aï » car comme il dort souvent c’est l’aï au lit, amis de la boutade bonjour). Viennent ensuite les pandas roux dont un tourne juste la tête pour faire une photo, clic clac (Kodak, c’était nul je sais) j’ai saisit l’image dans mon petit appareil, ouf car il se retourne et s’endort ne laissant plus aucune vision de face de sa personne (si tenté qu’un animal soit une personne).
Voila un ours polaire, des pingouins, des phoques, des otaries, des serpents… la visite est finie et nous voila dans Central Park tout près de la 5ème avenue. Nous en profitons pour passer au Apple Store et essayer de prendre un ordi, à force de perspicacité nous arrivons enfin à attraper deux macs (un pour Juliette et un pour moi) et nous voici à tchater avec nos potes (certains le savent déjà puisque nous les avons eu en direct). C’est une sensation bizarre que de parler avec quelqu’un qui est à 9h en avion de là où je suis.
Il est 15h30 et nous décidons Juliette et moi de rentrer pour avoir du temps à la maison pour faire deux ou trois choses et puis il faut rajouter que nous sommes un peu fatigué par le nombre impressionnant de kilomètres que nous avons parcouru.
Nous voici de retour à Grand Central Station et nous demandons à un guichet le train pour Cos Cob, trouvons notre « Track » (le quai) et entrons dans le train.
Nous voici dans la maison, il est 17h15 et nous sommes seuls pour la soirée car Jean-Luc est en déplacement pour son boulot.
Je regarde la télé, il y a les Simpson en VO, c’est très marrant, beaucoup plus qu’en français et il en va de même pour Friends.
La soirée arrive et nous mangeons en vitesse des pâtes et du saumon à la crème devant Austin Powers en anglais dans le texte (encore une fois plus drôle qu’en français, je ne sais pas ce qui fait que l’anglais est plus drôle mais il est vrai que les jeux de mots foireux, l’accent et les mimiques donnent un ton humoristique bien plus prononcé qu’en français).
Le film est fini, tout est calme dans la maison et mes paupière son lourdes. Je vais me coucher.
A demain pour de nouvelles aventures...
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